Bourges, ma douce

Bourges ma douce, ce matin ton bien aimé Jacques Cœur se retourne dans sa tombe, un pylône géant déchire ton ciel !

Il y a de ces moments douloureux qui nous font découvrir maintes ressources et nous relient à nos voisins, amis, familles, aux autres … L’Homme est un animal social qui décuple ses forces et son courage dans l’adversité. Certains découvrent ou re-découvrent la solidarité et investiguent les moyens de se battre et de défendre la démocratie. Complexe et solide à la fois, son respect est sujet aux fluctuations de ce même Homme qui l’a faite naître.

Mais pendant les temps de souffrance, de deuil, de tristesse, point de répit. L’Homme s’arc boute, résiste, invente et même parfois tombe. Il fait du mieux qu’il peut. Et ne voit pas tout.

C’est ce qu’ont fait les habitants du quartier Séraucourt à Bourges comme des millions d’autres pendant le confinement.

Arrive enfin le moment libérateur, le « go » autorisé par un gouvernement agissant par ordonnances, la baisse de LA courbe est amorcée voir confirmée, la bénédiction de l’ensemble du corps médical et de l’ARS donnée… enfants de France et de Navarre, vous êtes libre ! Partez en vacances !

La Cathédrale de Bourges veille sur sa tendre ville, ses vieilles maisons à colombages, ses quartiers ancestraux et les villages alentours. Partez sans crainte chers berruyers, la grande Dame surveille.

Et pourtant c’est bien arrivé.

Un Pylône massif et arrogant presque aussi haut que la Dame, flanqué d’une antenne relai 5G, est sorti de terre sans que personne ne s’en aperçoive. Et tous l’ont découvert au retour de villégiature, comme un coup de massue. Encore un.

Parmi les milles questions qui assaillent l’esprit des résidents amoureux de ce petit coin de ville – qui ? quand ? comment ? pourquoi si vite ? – La petite voix du citoyen leur susurre que la démocratie a peut-être quelque peu souffert de cet état d’urgence.

Point d’information, encore moins de consultation. Le respect des règles élémentaires de citoyenneté bafoué, le plaisir de revenir chez soi s’en va à vau-l’eau et fait naître l’envie d’en découdre.

A dix minutes à pieds du centre-ville, au bord de la rue en pente qui relie le haut et le bas du quartier, aux abords des maisons qui se côtoient depuis tellement longtemps qu’on dirait qu’elles se parlent, à l’orée du quartier ou sportifs et enfants se rencontrent autour du stade de foot, au milieu de nos maisons, de nos appartements, de nos vies, presque dans l’embrasure de la porte…. Le pylône trône.

Intrusif, agressif, subversif, imposant son long et laid miroir gris, depuis les fenêtres dispersées on ne voit plus que lui. Contempler le ciel, scruter le temps, suivre les oiseaux, regarder les arbres, juste ouvrir sa fenêtre, revient désormais à recevoir un uppercut !

Comment une telle chose peut-elle avoir lieu sans que les résidents ne soient consultés au préalable ?

Par quels pouvoirs insoupçonnés et puissants peut-on affubler un quartier d’une chose pareil sans que personne ne puisse intervenir pour l’en empêcher ?

Qui a pu ainsi défigurer le lieu de la culture, des fêtes foraines, du Printemps de Bourges, du vieux moulin et de la trouée verte sans se poser la question de l’esthétisme et sans consulter les habitants ? L’affaire de « l’intrus inquiétant » prend des airs de béance dans le système, d’assaut de l’opportunisme, d’un plan bien ficelé ou d’une mauvaise farce.

Quelques recherches sur la toile et l’histoire commence à se dessiner.

Enfant du quartier, j’avais envie de raconter ce traumatisme de mon quartier d’enfance, on m’a dit que la colère gronde. J’habite loin désormais mais par ce petit texte je vous transmets mon soutien.

Car tant de questions se posent, à commencer par l’impact des ondes magnétiques sur l’environnement, le respect de l’architecture d’une ville historique et d’un quartier résidentiel, culturel et sportif, la perte de valeur de l’immobilier, le respect de la démocratie citoyenne et bien d’autres.

La fronde gagne ceux qui ont été floués, car on ne peut pas ne pas le voir ! On ne voit désormais que lui !

Isabelle, une enfant du quartier.

Bourges ma douce, ce matin ton bien aimé Jacques Cœur se retourne dans sa tombe, un pylône géant déchire ton ciel !

Il y a de ces moments douloureux qui nous font découvrir maintes ressources et nous relient à nos voisins, amis, familles, aux autres … L’Homme est un animal social qui décuple ses forces et son courage dans l’adversité. Certains découvrent ou re-découvrent la solidarité et investiguent les moyens de se battre et de défendre la démocratie. Complexe et solide à la fois, son respect est sujet aux fluctuations de ce même Homme qui l’a faite naître.

Mais pendant les temps de souffrance, de deuil, de tristesse, point de répit. L’Homme s’arc boute, résiste, invente et même parfois tombe. Il fait du mieux qu’il peut. Et ne voit pas tout.

C’est ce qu’ont fait les habitants du quartier Séraucourt à Bourges comme des millions d’autres pendant le confinement.

Arrive enfin le moment libérateur, le « go » autorisé par un gouvernement agissant par ordonnances, la baisse de LA courbe est amorcée voir confirmée, la bénédiction de l’ensemble du corps médical et de l’ARS donnée… enfants de France et de Navarre, vous êtes libre ! Partez en vacances !

La Cathédrale de Bourges veille sur sa tendre ville, ses vieilles maisons à colombages, ses quartiers ancestraux et les villages alentours. Partez sans crainte chers berruyers, la grande Dame surveille.

Et pourtant c’est bien arrivé.

Un Pylône massif et arrogant presque aussi haut que la Dame, flanqué d’une antenne relai 5G, est sorti de terre sans que personne ne s’en aperçoive. Et tous l’ont découvert au retour de villégiature, comme un coup de massue. Encore un.

Parmi les milles questions qui assaillent l’esprit des résidents amoureux de ce petit coin de ville – qui ? quand ? comment ? pourquoi si vite ? – La petite voix du citoyen leur susurre que la démocratie a peut-être quelque peu souffert de cet état d’urgence.

Point d’information, encore moins de consultation. Le respect des règles élémentaires de citoyenneté bafoué, le plaisir de revenir chez soi s’en va à vau-l’eau et fait naître l’envie d’en découdre.

A dix minutes à pieds du centre-ville, au bord de la rue en pente qui relie le haut et le bas du quartier, aux abords des maisons qui se côtoient depuis tellement longtemps qu’on dirait qu’elles se parlent, à l’orée du quartier ou sportifs et enfants se rencontrent autour du stade de foot, au milieu de nos maisons, de nos appartements, de nos vies, presque dans l’embrasure de la porte…. Le pylône trône.

Intrusif, agressif, subversif, imposant son long et laid miroir gris, depuis les fenêtres dispersées on ne voit plus que lui. Contempler le ciel, scruter le temps, suivre les oiseaux, regarder les arbres, juste ouvrir sa fenêtre, revient désormais à recevoir un uppercut !

Comment une telle chose peut-elle avoir lieu sans que les résidents ne soient consultés au préalable ?

Par quels pouvoirs insoupçonnés et puissants peut-on affubler un quartier d’une chose pareil sans que personne ne puisse intervenir pour l’en empêcher ?

 Qui a pu ainsi défigurer le lieu de la culture, des fêtes foraines, du Printemps de Bourges, du vieux moulin et de la trouée verte sans se poser la question de l’esthétisme et sans consulter les habitants ? L’affaire de « l’intrus inquiétant » prend des airs de béance dans le système, d’assaut de l’opportunisme, d’un plan bien ficelé ou d’une mauvaise farce.

Quelques recherches sur la toile et l’histoire commence à se dessiner.

Enfant du quartier, j’avais envie de raconter ce traumatisme de mon quartier d’enfance, on m’a dit que la colère gronde. J’habite loin désormais mais par ce petit texte je vous transmets mon soutien.

Car tant de questions se posent, à commencer par l’impact des ondes magnétiques sur l’environnement, le respect de l’architecture d’une ville historique et d’un quartier résidentiel, culturel et sportif, la perte de valeur de l’immobilier, le respect de la démocratie citoyenne et bien d’autres.

La fronde gagne ceux qui ont été floués, car on ne peut pas ne pas le voir ! On ne voit désormais que lui !

Isabelle, une enfant du quartier.