Humeur sentimentale

Cheveux doux et

un peu longs,

sous des boucles,

cachées,

blanches et

bien tombées,

quand il tourne la tête,

ses yeux comme des émeraudes,

se cachent dans les allées,

tout est vert et

brame du cervidé.

Il est toutes les routes

jusqu’à ce jour,

tous les bois mêlés.

Aussi quand son visage tourne ses yeux,

d’un long voyage,

vers moi,

je suis trop tard,

l’enfer existe déjà !

De jade et d’errance,

je poinçonne mon ticket .

Décapotable volcan,

vitesse des jets de pierres,

je monte magmatique,

dans ce train de vie.

Il explose le présent,

lentement,

maintenant,

oui !

Doublage de nous,

de nouveau nos lèvres

et leurs écrans,

vers la fumée,

le feu s’embrase.

Un baiser,

chevauchant,

entre ses mains,

ma tête,

la pluie d’été

prend l’air pour abris,

une goutte dans le thé

tombe dans sa dégustation,

tout est d’une si sensuelle précision.

J’hiberne ma caverne

de pulsions,

pulsations ralenties,

je suis rôtie!

Puis sa main sur mes fesses,

sur la peau nue,

pour unique accord.

Mais encore?

Allons-y,

mon chéri.

Prends ma main,

aussi.

Mon indécence,

ton envie,

la pluie d’été s’est détendue

coquinement.

A l’abris de nos corps

en rut,

choisissons la face B,

la plus improbable,

la moins timorée.

J’y tiens.

Viens.