Libertad

Alors il me faut haranguer.

La vitesse,

accélère son grondement,

fichtre!

Elle bouscule mon sang, sacrément!

La température monte,

je suis sommée de chavirer !

Le cactus,

saute mes viscères,

impétueusement,

troue l’océan, d’amertume.

J’ai mal.

Le renoncement se pointe,

excité.

Je fatalise.

Arranger les coussins, sur mon oreiller,

mourir, les édredons de grand-mère,

et les taire.

J’éclaircie.

Ensuite, très fort à la criée,

vendre tout cela, au plus offrant.

J’harangue et je sel.

Je capitule.

Poser mes genoux délicatement, à ses pieds,

aussi joliment qu’une jument éprise,

par un étalon talentueux,

et qui en redemande.

Fidélité.

Le sifflement du train et sa vapeur,

me passent dessus,

au loin,

les rocheuses et le soleil rougissant.

J’aime.

Affaler le sens de mon corps,

dans le sens du poids,

des un désirant, des autres en partance,

J’accepte.

Redoubler d’effort,

ce n’est pas encore suffisant,

la limite du corps,

qui ne s’oublie pas,

Je me bats.

Jusqu’ou faudra t-il aller, pour être au présent?

Mes dix-sept ans ne sont pas si loin,

si je crache à la face du vent,

ça me revient,

plus fort et tenace encore,

qu’à l’âge où nous agressent,

toutes nos perles.

Je me lève.

Je sais ce sera mon choix.

Vraiment ?

La seule chose que je puisse faire,

en attendant,

c’est de rester à ma place et d’aller courir les géants.

Je m’entraîne.

Mais que faire quand tout s’abat sur moi?

Que tout se bat contre moi,

insiste pour monter sur le ring,

pour m’offrir en pâture

aux pâquerettes,

à la colère du vent,

aux champs en fêtes ?

Je lève le poing.

La boxeuse est amoureuse.

J’uppercut, je ne sais pas faire autrement,

les géants des Dieux.

Ils dorment en attendant mieux.

J’ai ouvert les vannes, c’est fait,

les barricades ensevelies sous les eaux,

tout est scintillant et uniforme.

Désormais,

il me faudra savoir,

où se porte mon regard,

disons plutôt,

d’où se soutient le sien.

Je viens,

Liberté!