Quand les mots ne s’en mêlent plus

Bande son: « Sur un prélude de Bach », Maurane

Chut, ne pas déranger, ne pas faire de bruit.

Quand les mots ne viennent plus me voir,

ils me demandent ce que je fais.

J’écoute un prélude de Bach.

Elucider Maurane.

Alors ils viennent se poser, traversent l’eau de la mer,

du bout du sol.

Son accent comme une surdité des âmes,

laisse l’enfant sauvageonne,

sans voix.

Il y avait chez Maurane, une plage pour les écrivains,

en panne de bémol.

Viens le grain.

Je reste et j’attends, sous les oracles de la pluie.

Je ferme les yeux, mes lèvres boivent, j’entends le prélude ouvert,

les gouttes enfermées, dans un bruit de pas qui tremblent.

J’ai pris des remorqueurs pour des gondoles.

Maurane a posé les mots, sur le sol.