C’est parti

J’irai sur la grève, jeter au loin les poissons pourris,

les flots de ma robe seront mouillés et mes pieds rafraîchis,

j’avancerai en me demandant comment a pu se créer si grande immensité,

le soleil me brûlera les yeux, je clignerai l’un ou l’autre,

baisserai la tête sur l’eau étincelante,

de couleur bleue, verte, transparente,

je serai heureuse.

Pas un chat alentour.

Le bruit de la mer, des oiseaux, des vagues,

et moi qui entendrai enfin mon silence.

Je graverai ce moment dans ma mémoire et

y reviendrai autant de fois que je voudrai,

frais sur mon corps.