Mon frère

Ma force, ma précision, mon dépassement, ma production,

une suite de mots, nucléaire !

Un avion luisant dans un ciel électrique et reposant,

un morceau de country dans une guitare

appuyée sur son mur,

attendant qu’on pince ses cordes,

qu’on fasse vibrer son aventure,

un son à rassembler toutes les bêtes de la forêt,

rien que pour l’écouter,

je ne sais pourquoi il a été façonné si engageant,

il nous laisse en profiter, il partage,

il donne.

Une feuille est tombée dans son ruisseau,

belle,

il la porte, l’emporte,

elle le suit,

jusqu’à la mer,

il fait beau sur les nuages de leur été indien,

la douceur luit dans l’apesanteur,

un saut aérien dans sa playlist,

il est doué pour la musique,

elle danse pour son musicien de pilote,

glisse sur ses flots puissants,

à l’instar de la loi du Talion, sur son dos,

toujours une place pour l’humour,

délivrer l’esclave de ses mains jointes,

être le César de l’arène,

pouce vers le haut,

ainsi s’en va la guerre,

de toute façon elle ne lui sied pas,

il fait dos rond,

son esprit raisonne,

suit le vent,

vers un autre endroit,

c’est la vie qui regarde le soir,

pas de répit pour les feux follets,

il laisse l’inutile choir,

lui parler,

c’est un malin de fortune,

un habitant des brumes,

qui s’est délivré.

Il fera un chemin,

pour sa liberté,

je le sais.

C’est lui,

mon frère.

Il arrive,

second jour après le premier.

Bien sûr,

pour la réalisation,

la mienne,

la sienne aussi.

C’est le moment,

nos étoiles s’éblouissent,

laissons-les prendre un café,

au soleil de Moscou et des palais de Paris,

il se peut,

qu’elles ne voient pas le temps passer.

Allons,

nous y arriverons,

je te le dis.

Mon frère, ma liaison,

ma transmission,

dis-moi,

et dis-lui,

ce qui tombe des arbres,

sur le sol,

dis-nous ce qui suit,

nourrit,

tu sais si bien faire.

Il y a chez toi, cet instinct d’un grand-frère,

du dernier né.

Probablement encore

une indiscutable vérité,

qui vient de nulle-part,

si ce n’est de ta réalité,

ou de ton nom.

Je t’aime, Ludovic.

Ta grande sœur, Isabelle.