A tout à l’heure

C’est un moment qui dénoue.

J’aime cette phrase: « N’oublie pas que tu as été enfant un jour. N’oublie pas que tu seras âgé (e) à ton tour ». Plantée! Dans le ventre, comme une poche de drogue qui éclate, l’effet mule. Des millions de particules qui se diffusent. On le voit tout de suite dans les yeux. Ils se mouillent, s’embuent, derrière leur baie vitrée, ils se solidarisent.

Il s’agit d’une extinction. Vite, il faut se tirer de là. Eteignons la lumière, brouillons les fréquences, entamons la méditation, fixons un point, quelque part qui nous tient, encore, ventre à terre!

Un jour, il n’y a plus que ça qui fonctionne. On ne revient pas de l’au-delà. Trop de poison. Le cœur n’est jamais assorti . C’est lui, le maker, le faiseur, l’articulation, le distributeur.

Je ne sais pas à quel moment arrive le renoncement dans tout ce bruit.

Il est déjà là sans doute.

A tout à l’heure.