Concluons

C’est un joli moment,

le pari d’une nuit de labeur,

la sueur perle sur son front.

L’amoureuse dit en douceur: « je m’en vais »,

je ne piquerai plus.

Le vide se fait femme, l’amoureux aussi.

Qui l’entendra souffrir?

Ses os sont brisés, dans les seins aussi d’ailleurs.

Des signes?

Oui, le désir, la suite.

Une rétrospective?

Oui, des vieux chewing-gums collés sous les tables

de la classe d’école.

Elle a retiré son poison fort,

sa peau.

Elle s’est enroulée dans un fil nu,

le dernier tissu.

Elle connait le texte par cœur, encore maintenant,

un synonyme de silence.

Elle ne le dit pas trop fort, il dort.

Il n’en dort plus la nuit.

Elle est parfois à la hauteur,

très très faiblement.

Il arrive à sa hauteur,

il sent magnifiquement bon.

La vie s’échappe.

Elle se rend serviable,

s’en rend compte.

Elle gère comme l’intendance d’un château.

Irremplaçable.

Indisciplinée.

Elle ignore, donc elle sourit.

Elle découvre, donc elle pleure.

Elle aime les cerisiers, depuis toujours.

Elle rêve d’aller les voir en fleurs.

Elle se conduit comme un voyage.

En visite.

Et de bon matin elle se souviendra,

de ce qu’elle avait dit:

« Concluons ».