Tout doucement

Ils flottent sur la grève et serrent fort le sable,

entre leurs doigts glisse le fleuve,

sous l’écorce des saules battent des tambours,

la rive souffle un vent de braise et de bois,

les hautes herbes courent sous une pluie fine,

elle attend qu’il la regarde, il se penche vers elle,

c’est le matin naissant et ils sont si près l’un de l’autre,

que d’hésitations en frôlements,

ils finissent par se toucher.