Soleil, soleil

Il n’y a qu’une seule manière de trouver le soleil

S’y mettre à plusieurs

S’il y a bien une chose que j’ai apprise

C’est que nous le voyons mieux ensemble

Nous laisser éblouir

Il y en a toujours une ou un pour montrer la route

Pour raconter une histoire

Faire une blague

Dans toutes les langues

En chansons aussi

Je veux bien aider, je veux bien écrire, je veux bien me

transformer en Nova même:

très brutalement devenir extrêmement brillante

éclairer les fulgurances

sans condition

être une sorcière blanche

Car je sais que quand je reprends ma taille normale

nous sommes toujours plus nombreux

en équilibre

dans le noir

Dans le vide je prends mon balai

dans la nuit, même en plein jour

On s’y met tous

A califourchon sur nos peines

Il y a bien assez de place

C’est fait pour ça l’Univers: choisir

ses combats

Chaque étoile en recèle un

Chaque sorcière se transforme en torche

en comptant 1,2,3

Je suis un ange, une étoile

Je suis bien plus que ça, je suis le Soleil !

Crient-elles aux oiseaux !

Et elles embrassent les arbres

C’est cette jeune-fille qui a appelé ses frères

elle a choisi leur père et leur mère

et je l’aime

Les apparences sont trompeuses

elles nous font apparaître

Je suis perdue, complètement

et n’ai jamais cherché mieux

C’était le moment, il faut croire

Je demande de l’aide,

sans façon

recevoir c’est donner

sans contre-partie

On part

Vers le Sud

Vers le Soleil

quand on est pris à partie

Au pied du mur

la terre se dérobe

et puis on rêve qu’on marche

et l’on marche

Et ça fait du bien

Au milieu des feuilles d’Automne,

le soleil s’était levé derrière mon amie

éclaboussant tout sur son passage

La mort dans l’âme

tout le monde a pris le train

roulant sans se retourner

sur des rails de verre

solides comme des boules de neige

Le choix de la route

à travers champs

Le choix du roi, les enfants qui allaient sortir

descendre à quai

seraient filles et garçons

au petit matin

en gare du Havre

car la paix y est connue

pour ses correspondances

Aux mains d’un Père

Ô mère, pourras-tu suivre ?

Tu m’as protégée

des mots qui ne se voient pas

Lui aussi, mon confident

Tu as emporté ma plume

pour me la redonner

de là-haut

la lancer

avec désespérance

et je l’ai rattrapée

Touchée !

Je crois que tout est donné

qui ne manque à personne

je crois que je t’appelle

par la suite…

Merci mon Amie

pour la métamorphose.