Résolution et les derniers mots de l’ironie

Je n’ai JAMAIS pris de résolution au lendemain du 31 décembre.

L’Amie me tarabuste gentiment: « quand vas-tu envoyer ton script -qui n’est pas fini-, à une maison d’édition ? » Rentrée littéraire en Septembre ! Dernier. Déjà. Donc, si Freud me laisse un peu de temps, je m’en vais disserter sur une histoire à l’anthropologie légère. Oui, il y a toujours un peu d’érotisme, tout est sexuel, je ne vous apprends rien, ou si, justement, langage à portée de main, l’Amour dissout les malentendus dans des résistances pacifiques ô combien sensuelles. Puisque je n’ai pas appris à parler, je suis devenue interprète. Oui, ça n’a jamais eu grande presse mais c’est un métier sucré, tout en finesse. Il y a bien des manières d’interpréter et cela s’apparente presque à de la traduction cinématographique. Images, paroles et ce qui ne se dit pas, s’entend. Cela m’amène à la deuxième résolution qui n’en n’est pas une, mais le pas de ses sabots sur les dalles de l’écurie déjà s’annonce. La psychanalyse s’autorise. Je ne l’attendais plus et elle s’est manifestée au détour d’un Pont Neuf et Ancien.

Je ne sais rien du café…

Et possiblement beaucoup plus que je ne le pense. Aujourd’hui j’ai oublié de mettre la dosette dans ma Nespresso. Probablement parce que c’est un « cas fait » qui demandait à être relevé. Je n’ai pas rencontré souvent cette situation, où tout comme le breuvage, la résolution arrive torréfiée, parfumée et déjà délicieuse dans son emballage. Deux fois.

…sinon qu’il se donne avec passion.

Idem.

Allez, c’est tout à fait là que l’ironie a envie de monter sur scène, dès fois que je lâcherais un peu le rideau.

5 décembre 2020, décès d’un grand ami de l’Amie, qui fut aussi mon patron (l’Amie, tu m’en diras tant!). Hashtag nelacherien, c’était son cri de solidarité. Un homme brillant et affamé, clivant, ambitieux, généreux, en colère et bon vivant. Beaucoup d’humour. Beaucoup d’amour.

Rien ne m’avait préparée à cela.

Tout le reste coule de source.

Résolution finale, tendre l’oreille, tendre l’oreille, tendre l’oreille!

Je ne sais pas parler, je ne parle pas fort, voire pas du tout.

Beaucoup de fulgurances, de jamais et de toujours et un brin d’agilité physique.

Que dire de plus ?

Plus.

Plus.

Plus.

Ca y est je lâche.

Donc, l’amour ?

Et mon fils de dire, pendant qu’il joue au Kapla: « mon plan s’est déroulé comme prévu ».

Pff… je n’en mène pas large parfois. Parle t-il de trois fractures et d’un conte ?

Bonne soirée 🙂