Sérénade

Dans les aspérités de nos échos, se faufile la résine de l’eau.

A la jonction de nos écueils, sillonnent nos larmes vermoulues.

D’un revers de nos mains, nous chassons le silence

plongé dans une cruche.

Cette sérénade qui s’épanouit au pistil de tes lèvres

joue

quelque chose de sable et mouillée.

Je coule entre mes doigts tel le sommeil, tel le sourire

-du balcon où je me trouve-, dans un long poème.

ô dis-moi que tu entends ma sérénade.

Je suis une musicienne au murmure malhabile

et j’écris

sur une seule feuille.