Une jeunesse qui nous ressemble

Quand on est jeune, on pose ses pas l’un devant l’autre,

que l’on pense sans précédant et à bonne distance de la vieillesse.

On s’instruit d’un rien, on se lève tard, on vit la nuit

on partage des plaisirs au sommet d’un Everest avec d’autres Edelweiss,

toutes fleurs rares.

Et c’est à ce moment de notre vie et de façon tout à fait inattendue,

sans l’ombre d’un doute et tant de questionnements pourtant

que l’on se métamorphose.

L’on dirait maladroitement.

Mais l’agilité se trouve dans la manière de prendre les choses

à revers

De les emboiter les unes aux autres dans le désordre

-tout comme l’enfance-

et d’y croire dur comme fer.

C’est le temps de rêver de cathédrales, d’autres hémisphères,

celui de tomber amoureux

d’un cœur qui bat au plus fort de l’Amour.

Si bien qu’un jour on y croit

et on finit le puzzle.

A ce moment précis, on peut voir derrière et devant,

et se fier à l’instant.

Il est temps alors de construire les ponts qui manquaient

entre la chance et le bonheur.

La nuit peut bien continuer et toujours le fera: conter

Elle ne cesse de nous emmener.

Et si ce n’est plus en bouquets de fleurs rares

c’est en bouquets de fleurs qui se ressemblent.

Car si elle nous occupait tout un temps durant cette jeunesse indienne

c’est bien que nous y avons trouvé un essentiel:

quelque calumet

à fumer

intensément.