Expulse !

Aux tissus de tes empreintes

j’enfreins mes propres lois

retournées comme des coques.

A l’air libre, ton amidon m’emprisonne.

Je pullule de moissons

sillonnées de tes mots.

Entrer en Toi

provoque mes murs de prières.

Edite ton corps

sur la plage touchée

par les vagues muettes.

Cri ô cri

de ces phrasés profonds

posés sur ta langue

en de courtes poésies.

Enlace la peau de ton esprit

autour des rimes dorées

ruisselantes

courant sur les lignes de ta main.

Dis, ô demain

je retourne à la première

la seule

furie de mon corps.

Expulse !