Sous la Langue de Terre

Si Haut sous la Grisaille, entre Deux Soleils, quelques extraits De Sirop la réveillent – Du Rhum de Ciel embrasse ses Seins Chauds La nuit finie sur ses Paupières et commande un petit déjeuner. Passant un bras autour de ses épaules, elle fait escale ; les Fenêtres Tanguent selon la Marée – Elle connait la mieux gardée. Ce n’est ni la colère, Ni la Tristesse, ni la peur ou l’ennui, c’est cette Fleur d’Impatience Qui grouille d’exercices – Elle voudrait se lever, mais ses doigts tombent en voyage, tel un Télégramme ressurgi du passé pour un Rendez-Vous De la Victoire – Entre l’Envergure du twist et l’Enchantement d’une Promenade Sans équivoque, la mélancolie dévoile les règles du jeu et accroche Un peu de Musique à ses Montagnes. Tout en relevant ses cheveux dans une pince, ses yeux le cherchent au Plafond ; lui, qui fait joyeux, qui fait obstacle, qui fait Mort – Des démons fument, qu’elle voit dans un tiroir ; une brume alcoolique Au regard vitreux, effervescente, monte des Miroirs et S’étend sur Toute la Planète – Elle ne comprend rien à cette vie bigarrée, étonnement précieuse, mais Parmi les monstres, se sent gracieuse – Avec ce temps maussade et cette humidité, son territoire était à l’abandon, Tiré à quatre épingles sur quelques robes, racontant ses Galères à ne Plus savoir que Pleurer. En marchant, ce Poids dans la poitrine qui ne dit même plus son nom Écrasait l’écoutille, au-dessous du Pont – Il a perdu de sa Vigueur, de sa Raison, jusqu’à son impact. Alors aux franges intérieures, elle renverse maintenant sa tête Reçoit l’eau sur son front, ses joues. Et tandis que l’appel prend fin, qu’elle entend l’audace entrer Et sortir avec Fracas, elle respire les vagues, l’odeur, l’existence La mer, l’amour qui montent dans sa Chambre…le goûter enseveli Sous la Langue de Terre. *** Photo Cindy Sherman