Journal


Le sentiment de la vie

Qui se définit comment et à quel âge ? Par une étreinte corporelle nous apprenons le vivant. Nous, le vivant, ceux qui nous entourent, en somme, l’altérité, dans cet ordre ou un autre … Se repérer dans l’espace, sur la terre, au milieu des nôtres Dans sa fratrie, son milieu, ce qui nous fait envie,…

Elle s’évapore à l’infini

Dans les cendres, ma tante, j’ai brûlé la lettre que j’avais écrite pour toi : des larmes et de la joie ; Ta gentillesse et ta lumière m’avait toujours tant touchée ; Mon oncle, tu es parti cet été, pendant les vacances … sonnant le glas d’un rassemblement quelque peu perdu. Je me souviens que…

Tatouée des simplicités de la vie

Oserais-je dire qu’on est maintenant vendredi soir Quelques voitures circulent , qui rentrent, partent, se garent La nuit tend son astre à la haie du monde, d’où elle jaillira sans qu’on la remarque Les moucherons ont déserté la fin de l’été, et il est trop tôt pour écumer les pauvres escargots qu’on écrasera -bien contre…

Vendredi matin Il pleut. D’une pluie douillette, ambrée, chaude. Juste de quoi nous réveiller, nous cocooner. Le jour se lève de plus en plus, où va t-il s’arrêter ? La pénombre est si vorace d’intimité, c’est ainsi que je l’aime Le bus vient me chercher dans cette nuit tout juste endormie , il est l’ami…

Le bonheur est un péril en liesse

Passée la porte, tout est emprunté de gorges et de vallées. La volière qui me troublait avant, a pris ses quartiers d’automne, organisée dans son jargon narratif ; un simulacre de tendances se ravive encore quelque fois, qui sermonne ou menace, mais à peine le temps de s’installer – juste de quoi s’appesantir sur une…

La menthe d’un écrin

De tous mes étés, celui-ci fut le plus vif Par sa poigne, ses aveux, ce vent qui nous a emmenés du cimetière à la montagne, puis à la mer Un incroyable périple au rythme gravi et gravé de mémoires en saillies Commençant véritablement dans la menthe d’un écrin… Il est incroyable de penser que j’ai…

Quand le feu s’emmêle

Il est débonnaire, courageux, tendre Pas de paroles De longues plaintes éternelles Qu’il visse aux poutres du ciel Qu’il visse aux poutres du ciel Quand la foudre martèle, et qu’elle l’attend… Elle l’attend et le réclame L’attend sans civisme Sans écume … Raide Au soir il demande répit, car il est tout sali La sève…

Même quand le doute pleuvote

Au céleste regard du point du jour Je me dis que la vie est ainsi, remuée par des épisodes de clarté et d’obscurité Ces deux couleurs se parlant l’une à l’autre Telles consœurs à la sortie d’une soirée Avec rire et larmes Parfois rires et raison Rires tout court Même quand le doute pleuvote Et…

Lumière de lecture

Il y a des gens perdus, perdus Il y a des gens perdus, pas perdus mais anthropologues Dans l’établissement il y a des gens Et le clou de girofle est passé dans le long cou de la girafe Il y avait un petit air de musique Elle venait … elle venait d’une passion perdue elle…

8:44 en retard au boulot, j’écris dans le bus

Sur la grande Salicorne des bois, la route étend les bras dans un désert de branches La saison est sauvée Quatre à quatre les maisons parviennent à monter sur la mer Elles viennent de mon cœur, s’embrasent en trompe-l’œil et vont à l’école Essaie de m’enrhumer et tu verras que je crée toujours plus de…

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