Le destin ne jase plus

Il est tard et déjà la lumière

s’égaye d’un doux confort.

La rue s’enlise lentement dans le noir.

Le silence est d’une clarté repoussante.

Je regarde l’obstacle formé par l’arbre solitaire,

ses branches dénudées, me demandant si tout cela

en vaut bien la peine…tous ces chemins à découvert !

Et comme à chaque fois,

cette réponse étonnante me vient:

« l’instabilité de la vie nomade

est un long processus de transformation intérieure.

Elle se sédentarise dans l’indifférence totale;

murée dans les pierres de nos demeures.

Et de nos routines à nos drogues impossibles,

une fois son parcours apaisé,

le destin ne jase plus ».