Et j’essuie les larmes
Et le portrait reprend
Je sors de la trousse un pinceau, éveillé, en poils de bonne qualité
J’essuie cette goutte qui tombe à mes pieds
Je ramasse le papier ; dessus est écrit : pain, beurre, un mot en dessous d’un autre
un besoin en apportant un autre
Dans la tête ça ricane
Je me reprends
Le pinceau sur la toile suinte, tranquillement
Je m’apaise
Je connais les lignes
Je lui parle
Elle se moque,
sévèrement attentionnée
Toujours
C’est mon autre sur cette page blanche
Elle s’essuie
Se mouche
Se rate
Je m’engouffre dans sa julienne de couleurs.