Du vent des princesses, arrivait l’obscénité végétale dans mon atelier
Judicieuse partie d’un bloc de granit, d’un meuble d’appoint en bois du 19 ème siècle, malgré son air marin contemporain
Couvert de livres et de vases en fleurs;
là, portant crayon égaré, là, morceau de papier attitré
Portes battantes fermées au profit d’une lumière aux rayons entretenus,
Caressant sans ménagement journées de labeur, jambes rasées
dans cette maison silencieuse, âgée, pétrie
De l’indifférence
De l’inconnu
Du grands débats des idées
Tout servant fatras, ventilation, respiration
Éclipsée par quelques démons, roses, façons de faire
Atelier tu me souris, me guide, me fais jouir
Atelier, tu m’embrasses depuis tes baies de vie, tôle ondulée, poutres flambantes neuves,
Territoire enfoncé
Dans le regain du temps, la présence des corps et la santé des verres
Je te concilie à ma démarche
Tu me séduis, me ramasse
À toi la charge de m’évanouir ….
…
Visuel : atelier Suzanne Valandon