Cinq angles coupants de paradigmes

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Ce jour-là, je retrouvais un sentiment de folie, tandis que la raison s’embrasait tel un soleil de minuit : « le ciel me tombait sur la tête ». Tant de précisions impertinentes ne cesseraient plus jamais, dès lors, de m’étonner. Et je me nichais dans l’Albedo des étoiles, espérant réfléchir un peu à la lumière froide et bleue.

Autour de moi, les paysages me renvoyaient leur beauté et je caracolais sur les crêtes acérées des promontoires de jade, ciel de saphir, osmose de magenta et de blanc, en m’incisant les pieds. Le temps caricatura la seconde où tout s’ébranla, télescopant mon ignorance sous une petite rotonde de toiles rouges, où l’on est censé passer des moments sereins, une tonnelle.

L’œuvre d’un orfèvre. Des années sabbatiques. Des années de pratique. Et puis le coup de grâce. Il faisait très chaud, trop chaud. Une étuve irrationnelle. Concilier l’impossible à l’impensable d’une manière aimable, presque érotique. La putain de putréfaction à l’œuvre, dans une analyse cartésienne maniaque.

La tournure que prirent les choses décharna toute vie. Piégée dans la tombe, j’irradiais. De mes glandes lacrymales ne sortaient que des fumées sèches. Mon Pentagone s’ébranla cinq fois, refoulé, détourné, violé, empêtré, ignoré ; cinq angles coupants de paradigmes découpés à même l’enluminure de mes engagements, formant un tout monstrueusement efficace, empreint de dorures.

Des pointes d’acier, solides, me laminaient les côtes, égratignures profondes qui construisaient déjà un lit de rivière à même la chair. Mon désarroi jonchait le sol telle une toupie en perdition, au moyen de l’éternité. Et je vis, dans cet enfer, à dix heures précises, le X crucifié s’inscrire sur mon dos. La rose des sables, après une bourrasque de gangrène sortit de son antre grège. Le choc explosa. Le cœur avec. Je ne suis peut-être pas le pingouin qui glisse le plus loin – dit-elle-, mais je sais faire le show !