Il est débonnaire, courageux, tendre
Pas de paroles
De longues plaintes éternelles
Qu’il visse aux poutres du ciel
Qu’il visse aux poutres du ciel
Quand la foudre martèle, et qu’elle l’attend…
Elle l’attend et le réclame
L’attend sans civisme
Sans écume …
Raide
Au soir il demande répit, car il est tout sali
La sève s’endort épuisée dans son lit
Il essore ses grands bras rouges sur le front des ténors
ridiculisant leur vertu
Un rien l’éveille
Un rien se manifeste à son odorat éteint
Il ramasse le miel
Quand la mer est vin…
Quand la mer est vin…
Dessin d’un rouge-gorge dans un gris perdu
Sa peau est si probable
Que le feu s’emmêle
Autour de son écorce
De sa taille
Brouillant sa vue
La rue
Son éminence grise chuchote :
Que naisse la nuit
Car ce n’est pas fini…
Il reste le maquis …
Et puis…lever du soleil..