Des années plus tard, je pue la sollicitude

Sur le chemin de l’école, les sadiques voyelles hystériques s’alignaient, des terrains vides outrés, accoutrés comme des squats, couverts de vernis et de courtes et longues périodes d’images, baisaient sans transition.

Je tendais un fil entre les autres et moi, espérant secrètement qu’ils me comprennent.

Des années plus tard, je pue la sollicitude.

Tenter de comprendre, aux abribus je fais l’aumône.

J’ai oublié l’odeur de mes avions en papier.

Écrire l’avenir dans un journal sourd.

Pourtant je me suis vautrée dans le pain de ma lie.

Puis quand vint le moment, la source était là, qui se souvenait de moi et de mes désordres.

Rire pour laisser place aux radiateurs, pleurer sans camisole, se frotter aux arbres morts.

Rien n’est plus solide, acquis dans les décombres,

Les ombres folles planent sur l’enduit qui nous colle.

Se perdre résout bien des choses, et laisse un goût de réflexes.

À condition de faire des choix une fois qu’on a mordu la poussière.

Exalter la peur.

Ravir à la guerre un candide volte-face.

***

Photo d’un tableau de Balthazar, artiste peintre.