Le sentiment de la vie

Qui se définit comment et à quel âge ?

Par une étreinte corporelle nous apprenons le vivant.

Nous, le vivant, ceux qui nous entourent, en somme, l’altérité, dans cet ordre ou un autre …

Se repérer dans l’espace, sur la terre, au milieu des nôtres

Dans sa fratrie, son milieu, ce qui nous fait envie, nous attire

Et ce désir qui nous tire, nous pousse, nous inonde

Le désir d’être, de faire, d’accomplir, d’expérimenter, de découvrir, d’aller vers un devenir

Mais surtout, de donner priorité au présent, même quand les émotions nous envahissent

Que fait-on des devoirs, des contraintes, des lois nous obligeant à collaborer ?

Et de ces codes que l’on mimétise, ou pas, pour faire partie d’un tout ou s’en extraire pour s’authentifier

Et dans ce présent qui nous appartient, ou pas, il y a la vie qui s’immisce, comme elle peut , elle oscille

Le matin, parce que le cerveau n’est pas bien réveillé, et que nous aspirons à la quiétude, il suffit d’une intention, en soi, raisonnable, pour allumer une étincelle et activer un malentendu mémorable : une engueulade que l’on subit, regrette … avec son ou sa conjointe, ses enfants …

Et bientôt tout disparaît.

La prochaine fois, j’attends le soir, j’attends la bonne disposition et les énergies nuancées de la journée, cette part de nous qui a déjà dû compromettre, abandonner ou réussir

Patience quand les foudres se réveillent, patience pour qu’elles puissent traverser avec amour le sentiment de la vie qui nous fait choir

Et nous aide à renaître.